A Single Man

Publié le par Lucie

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Hier, par cette journée de printemps, j'ai été voir A Single Man de Tom Ford. Ce film est un petit évènement en soi car pour les néophytes, je rappelle que Tom Ford a quitté la maison Yves Saint Laurent en 2004, dans le but de faire un film. J'avais quelques appréhensions, ne sachant sur pied danser, certes tout ce que touche Tom Ford se transforme en or, mais bon, passer de directeur artistique à réalisateur, c'est un grand pas. Un grand pas réalisé avec brio !

Il a adapté une nouvelle de l'écrivain britannique naturalisé américain, Christopher Isherwood. Il s'agit d'une journée de George Falconer, professeur d'anglais à l'université de Los Angeles, qui souffre de la perte de Jim,  son compagnon décédé dans un tragique accident de voiture. On est en 1962, sous la menace des missiles de l'URSS post crise de Cuba, le pays vit dans la peur, mais George, lui, vit dans une solitude extrême et pense au suicide. 

Le film est splendide. On voit la marque de Tom Ford à chaque image. Une musique pénétrante nous amène dans les sixties où les garçons ressemblent à James Dean, les filles sont savamment maquillées et coiffées. On pense très fort à Mad Men, mais dans une version californienne où les corps sont bronzés, athlétiques et où les moeurs sont plus libérées. Autant le dire, il n'y a que de l'esthétiquement beau dans ce film, pas de place aux mauvais goûts et aux moches. Là encore, il faut voir le Tom Ford, initiateur du Porno-Chic dans la mode il y a plus de dix ans. La maison d'architecte du professeur est le must de l'esthétisme dans ce film ! (sans oublier les sublimes lunettes du professeur!)

Outre cette magnifique débordante sensualité, le film est particulièrement émouvant. On ressent toute la peine du professeur interprété par Colin Firth. Les variations de couleurs de l'image traduisent ces changements d'émotions. Lors de ces rares moments de joie, l'image s'éclaire, les rouges deviennent plus rouges. Face à son désespoir, Charley (Julianne Moore, resplendissante) tente au mieux de lui changer les idées, ainsi que l'un de ses élèves Kenny (Nicholas Hoult, qui a notamment joué dans les deux premières saisons de la série britannique, Skins).

Sublime esthétique, musique à tomber, une tranche de vie émouvante et une histoire universelle !  

 

 

Publié dans Cinéma

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Frankie 18/03/2010 12:45


On en a à peine entendu parler (voire pas du tout) et du coup, je l''ai loupé ! Il ne passe pratiquement plus dans mon ciné ! En tout cas, très belle critique !


Lucie 18/03/2010 12:52


Idem, j'ai du mal à le voir car il passe seulement maintenant dans le cinéma Art&Essai de ma ville. Mais, si tu as l'occasion d'y aller, n'hésite pas !


evertkhorus 18/03/2010 12:01


Oui bien sûr, vive la VO!!!


Lucie 18/03/2010 12:53


 !


evertkhorus 18/03/2010 09:33


Une belle critique qui me donne encore plus envie de le voir!!!


Lucie 18/03/2010 09:44



Vraiment, vraiment, vraiment (est-ce que j'insiste ?!  ), fonce le voir, et de préférence en vost ou vo !