L'affaire Lolita, de Penelope Fitzgerald

Publié le par Lucie

271032881x"Rien ne semble troubler la paix de Hardborough, aimable bourgade de l'East Anglia. Mais Florence Green, une jeune veuve, a décidé d'y ouvrir une librairie, ce qui déplaît aux notables de la ville. Florence voulait créer innocemment un lieu de sociabilité inédit; elle découvre l'enfer feutré des médisances. Puis l'ostracisme féroce d'une partie de la population. Surtout lorsqu'elle s'avise de mettre en vente Lolita, le sulfureux roman de Nabokov. Alors, la guerre est déclarée, les clans s'affrontent, les personnages révèlent leur acrimonie. Florence sera très seule pour affronter le conformisme ambiant."

 L'affaire Lolita de Penelope Fitzgerald est un livre assez court (175 pages), écrit en 1978, traduit et édité en France en 2006. L'action se déroule en 1959, dans le sud de l'Angleterre.
Je suis difficilement rentrée dans cette lecture car le personnage principal n'est pas très attachant et je m'étais peut-être attendue à plus de passages sur la librairie. Florence Green, la propriétaire, n'est pas si passionnée par les livres, il n'est jamais question de ses lectures personnelles et encore moins de sa lecture de Lolita.

La traduction du titre n'est pas approprié car le titre anglais est The Bookshop, qui correspond déjà plus à l'atmosphère du livre. En effet, la librairie va être le centre de toutes les conversations dans le village, car il ne passe strictement rien dans cette bourgade sujette au vent et à l'humidité, terre de marais. Donc les médisances vont bon train. Finalement, il ne sera que peu question du livre de Nabokov, qui sera également un élément de critique supplémentaire sur la librairie.

Les passages sur la classification de livres d'emprunts sont assez réussis ainsi que les détails sur les commandes et comptabilité.
Voici un extrait :
 
« Les livres disponibles en prêt étaient divisés en trois catégories : A, B, et C. A représentait ceux qui étaient très demandés ; B, ceux qui l'étaient médiocrement ; et C, ceux dont les titres, déjà anciens, faisaient l'objet d'une demande quasi nulle. Pour chaque A emprunté, elle devait prendre trois B et un grand nombre de C. Si elle payait plus cher, elle aurait davantage de A, mais elle aurait à gérer une croissance exponentielle de B (médiocres) et de C (l'horreur). »
 
Le personnage de la petite voisine de onze ans, Christine, a un comportement sympathique, ce qui apporte un peu de bonne humeur au livre. Malgré son jeune âge, elle impose le respect aux notables qui viennent semer la zizanie au sein de la librairie.

Certains passages sont également assez drôles, notamment lorsque l'esprit frappeur "le cogneur" apparaît dans la vieille bâtisse, devenue librairie et maison de Mrs Green ou lorsque la petite Christine frappe avec une règle les doigts de Mrs Gamart, la notable du coin. 

Sans révéler la fin, je peux dire que je m'y attendais car telle la force des éléments naturels, Mrs Green, seule envers et contre tous, ne peut faire face indéfiniment. 

Un livre plaisant, mais que j'oublierais probablement assez vite.  

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Véro 29/01/2010 19:55


Eh bien, je ne le note pas alors ...


Lucie 29/01/2010 20:24


C'est pas mal, mais pas de quoi le noter sur un LAL ! 


Anneso 29/01/2010 10:59


je ne m'attarderai pas dessus...


Lucie 29/01/2010 20:24


J'espère que ma prochaine lecture sera plus enthousiasmante !