New York Fantasy, Olivier Jacquemond

Publié le par Lucie

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" J’ai quitté le quartier Pigalle, avec ses putes et ses néons, ses sex-shops et ses camés, pour un entrepôt en plein cœur du Lower East Side. New York était le lieu où les gens venaient non pas afin de vivre ou de concrétiser leurs rêves mais plutôt pour s’inventer les rêves qu’ils n’avaient pas. Mus par un même désir, une même volonté, ils finissaient tous par se ressembler : impossible de trouver une serveuse qui ne rêvait pas de tourner pour Woody Allen ou Ridley Scott, de sortir avec Colin Farrell ou de faire un duo avec Mariah Carey, Beyoncé ou Gwen Stefani.

Jeune Français installé à New York, Éric vit son rêve américain. Serveur dans un bar, il rencontre Mick Bowery, écrivain, ex-critique de rock ayant fréquenté Bob Dylan, Lou Reed et bien d’autres. Mick et Éric se découvrent une passion commune pour Leonard Cohen, que Mick a bien connu à l’époque du Chelsea Hôtel. Comment la poésie du chanteur peut-elle bien séduire un jeune Français ? Eric l’ignore, mais découvre un jour par hasard que son propre père, homme discret jusqu’à l’effacement et mort récemment, écoutait aussi Leonard Cohen…" (4ème de couverture)


 

Olivier Jacquemond signe avec New York Fantasy son premier roman, à l’âge de vingt huit ans. 

Eric, jeune diplômé en philosophie, décide de quitter sa famille et Paris, pour s’installer à New York. Deux capitales, deux cultures bien distinctes…

Il souhaite réaliser ses rêves, ou du moins les trouver, tout en essayant de faire table rase du passé et s’accepter. A travers New York post 11 septembre, ses rencontres d’une nuit ou de quelques heures, Eric se plonge dans le tumulte de la ville, bercé par la musique. 

Là bas, il apprend la mort de son père, cet homme bien présent mais tellement absent, cet inconnu dont il ne sait rien, à la vie tranquille.

Cette fantasy urbaine, sous fond de Leonard Cohen, est un roman sur la filiation, sur la quête de soi. Partir, fuir pour se trouver.

L’écriture transpire la mélancolie et la tristesse, au goût doux et amer. Sans jamais prendre parti le lecteur, Olivier Jacquemond nous plonge entre poésie urbaine, clichés de carte postale et scènes cinématographiques. On est loin du film New York I love you, mais on effleure la ville qui nous semble si proche et si familière, tout en nous tenant à l’écart.

Je n’ai pas réussi à rentrer totalement dans ce livre, même si l’écriture m’a touchée.


Je remercie Babelio et les Editions Mercure de France pour cette découverte d’une jeune auteur français. 

 

 

 


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evertkhorus 08/06/2010 18:45



Dommage que tu n'es pas tant accroché que ça! New York I love you, un de mes prochains visionnages, c'est certain!



Lucie 09/06/2010 21:09



Hé oui ! ça ne marche pas à tous les coups...


NY I love you est vraiment sympa !